samedi 9 novembre 2013

Disco for rainin' Saturday in Paris... Change - A Lover's Holiday


Change - A Lover's Holiday (1980 Single version).

Pépite Blues: The Genial Hawaiians - St. Louis Blues


Ce coup-ci on remonte le temps à très grande vitesse puisque cet enregistrement fête cette année ses...80 ans !

Jim Holstein & Bob Panole, alias The Genial Hawaiians, deux génies très méconnus des années 30, virtuoses de la Steel Guitar, ou guitare à résonateur appelée plus couramment Dobro.

Nos deux compères, qui jouent sur des Dobro de marque National, atteignent avec maestria la fameuse note bleue, la quintessence du Blues, dans un morceau au feeling miraculeux, alternant tempo lent et accélération Swing soudaine.

La grande classe...

vendredi 8 novembre 2013

Sezzione Italia n°1: Adriano Celentano - Svalutation



Une pépite extraordinaire de 1976 venue d'Italie, Svalutation, tube le plus emblématique d'Adriano Celentano, qui est considéré comme la plus grande légende vivante de la musique en Italie.
Outre sa casquette de chanteur, Celentano est aussi producteur, metteur en scène, acteur et réalisateur (avec un film présenté au Festival de Cannes).

Sur le fond, le titre de la chanson pourrait se traduire par "Dévaluation" et raconte la crise que connaissait l'Italie à l'époque. Sur la forme, la chanson est un savoureux et sexy mélange de rockabilly avec un refrain joué dans un genre reggae/ska et un solo final au groove parfait.

A noter qu'après 18 ans d'absence, Adriano Celentano est remonté sur scène en octobre 2012 pour deux concerts historiques, en plein air dans les Arènes de Vérone, sous le titre Rock Economy. En effet, afin que le spectacle soit accessible au plus grand nombre de spectateurs (chômeurs, étudiants, retraités, etc.), Celentano a insisté pour mettre, à chaque représentation, 6.000 places au prix symbolique d'1 Euro.


David Bowie + Louis Vuitton - Campagne de pub L'invitation au Voyage, Venise...



  Décidément, c'est l'année David Bowie !

 Après Bono, Madonna ou Keith Richards, le Thin White Duke est la nouvelle égérie de la marque Louis Vuitton pour le nouveau volet de sa campagne de pub L'invitation au Voyage.

Le voyage se déroule cette fois-ci au cœur d'un bal dans un magnifique palais vénitien, où Bowie interprète au clavecin (!) un titre de son dernier album, I'd Rather Be High, dans une version du coup remaniée et que l'on peut retrouver dans la version Super Deluxe de The Next Day paru cette semaine.


dimanche 3 novembre 2013

Pépite: quand John Cale du Velvet Underground rencontre Danger Mouse...



 I Wanna Talk 2 U, 1er single du dernier album de John Cale (co-fondateur et co-leader du Velvet Underground avec le regretté Lou Reed) sorti l'an dernier et nommé Shifty Adventures in Nookie Wood.

Pour son retour, 7 ans après son dernier album, le musicien gallois a frappé fort avec ce titre produit et co-écrit par le producteur et musicien américain Danger Mouse (Gnarls Barkley, Gorillaz, Rome, Black Keys, etc). Un vrai bijou de pop psyché urbaine, avec son petit motif de guitare funky sur le refrain.


samedi 2 novembre 2013

Nouveauté: Arcade Fire - Reflektor


Ca y est, le nouvel album des canadiens d'Arcade Fire est sorti, incontestablement l'un des albums les plus attendus de la rentrée depuis la consécration de l'album précédent, The Suburbs (pour rappel, une 1ère place dans les charts américains et un Grammy Award).

Très honnêtement, l'album est pas trop mal ficelé mais je trouve qu'il est moins bon que les trois premiers, un peu plat. Il y a pas mal d'idées mais rarement d'aboutissements géniaux ni de mélodies pouvant nous faire dire "encore un grand coup". Peut-être est-ce dû à la pression, après trois excellents albums et des morceaux parmi les plus merveilleux depuis 10 ans ? Quoi qu'il en soit, on attendra le prochain album avec impatience car on sait très bien depuis un moment ce que valent les montréalais: un grand groupe de ce début de siècle.

Je poste quand même le 1er single de l'album, la chanson-titre Reflektor, qui est la meilleure de l'album selon moi (même si elle s'éparpille un peu sur certains passages du fait de sa longueur, peut-être le principal problème de l'album). Et puis...Monsieur David Bowie aux chœurs à partir d'un certain moment !

The "Sinatra of Blues": Bobby "Blue" Bland - I'll Take Care Of You


Disparu en juin dernier, Bobby "Blue" Bland était surnommé le "Sinatra du Blues".

Il ne faut cependant pas le cantonner dans ce seul registre puisqu'il était également un grand chanteur de soul. Au final, il a signé dans ces 2 styles de musique un paquet de tubes entre la fin des années 50 et le début des années 60, repris depuis par de très nombreux artistes de générations différentes (Van Morrison, Elvis Costello, Etta James, Mark Lanegan, Steve Miller, Beth Hart, Gil Scott-Heron, David Bowie, etc.)

Quelques classiques à retenir: Farther Up The Road, I Pity The Fool, Turn On Your Love Light, Don't Cry No More, Little Boy Blue, Lead Me On, et peut-être l'un de ses meilleurs morceaux soul, I'll Take Care Of You (1959), présenté ici (et repris l'an dernier par Beth Hart & Joe Bonamassa sur leur formidable album Don't Explain).

vendredi 1 novembre 2013

Pépite: Art Garfunkel - Since I Don't Have You


Ballade de 1979 dans le plus pur style New-York Soul par Art Garfunkel, moitié du célèbre duo folk des '60s Simon & Garfunkel.

jeudi 31 octobre 2013

Black Joe Lewis & The Honeybears: "Sugarfoot" ou James Brown ressuscité


Sugarfoot, chaude pépite R&B de 2009 convie l'esprit de James Brown autour de la table (et des cuivres).

David Bowie: news & nouveau clip - Love Is Lost (Hello Steve Reich Mix by James Murphy from LCD Soundsystem)


A l'occasion de la ressortie du dernier album de David Bowie The Next Day (paru initialement en mars dernier) en version Deluxe 2 CD + 1 DVD le 4 novembre prochain, le chanteur a dévoilé aujourd'hui le clip d'un tout nouveau remix (en version edit) d'une chanson de l'album, Love Is Lost. Ce remix est l’œuvre de James Murphy (LCD Soundsystem).


Voici la tracklist complète de la version Deluxe de The Next Day, qui comprend l'album, 8 nouveaux titres, 2 remix et un DVD des clips:


CD 1: The Next Day
  • 1. The Next Day
  • 2. Dirty Boys
  • 3. The Stars (Are Out Tonight)
  • 4. Love Is Lost
  • 5. Where Are We Now?
  • 6. Valentine’s Day
  • 7. If You Can See Me
  • 8. I’d Rather Be High
  • 9. Boss of Me
  • 10. Dancing Out In Space
  • 11. How Does the Grass Grow?
  • 12. (You Will) Set the World On Fire
  • 13. You Feel So Lonely You Could Die
  • 14. Heat

CD 2: Bonus
  • 01 Atomica                                                                                             (4:05)
  • 02 Love Is Lost (Hello Steve Reich Mix by James Murphy for The DFA)  (10:24)
  • 03 Plan                                                                                                   (2:02)
  • 04 The Informer                                                                                      (4:31)
  • 05 Like A Rocket Man                                                                           (3:29)
  • 06 Born In A UFO                                                                                 (3:02)
  • 07 I’d Rather Be High (Venetian Mix)                                                     (3:49)
  • 08 I’ll Take You There                                                                            (2:41)
  • 09 God Bless The Girl                                                                            (4:11)
  • 10 So She                                                                                              (2:31)

DVD (Clips):
  1. Where Are We Now?
  2. The Stars (Are Out Tonight)
  3. The Next Day
  4. Valentine’s Day


mercredi 30 octobre 2013

Breakbot - Blue Wheels Journey





Prince - 1999
James Bobbin - it's music
Chris Thomas - celebrity funk
Enchantment - give it up
Plush - free and easy
Skool Boyz - heartbreaker
Jane Child - don't wanna fall in love (sheep pettibone remix)
ze-brass - feels so good
Kid creole and the coconuts - i'm a wonderful thing baby
Dayton - eyes on you
Grand Tour - late november
Rory Block - help me baby
Kenny Smith - witness
Conway Brothers - turn it up
Larry Nevilles - this time is real
Raven feat. Jocelyn Brown - so in love
Second Image - star
Donna Washington - you can't hide from the boogie
Brenda Watts - you're my chance
Tantra - get happy
Cotton Candy Feat. Donna Trollinger - Having Fun
Oby Onyihoa - Enjoy your life
Nick Straker Band - straight ahead
Teddy Pendergrass - come go with me
Doobie Brothers - flying clouds

mardi 29 octobre 2013

The Rolling Stones - One More Shot


One More Shot, l'un des deux très bons (quoique classiques mais soyons honnêtes, dans ce style ils sont d'excellente facture et c'est comme ça qu'on les aime) nouveaux morceaux sortis fin 2012 à l'occasion des 50 ans du groupe.

Imaginez un peu, c'est comme si  un groupe qui commence à jouer en 2013 sortait de nouveaux morceaux en...2063 !!

Au niveau actu ces jours-ci, Ron Wood a pratiquement vendu la mèche: les Rolling Stones feront "one more shot" en 2014 avec une tournée mondiale (vu leur âge, faut pas non plus s'attendre à 100 dates) qui passerait notamment par le Stade de France.

La grande question c'est: à quel prix ? Le montant des places des concerts de 2013 avaient fait sérieusement grincer des dents...

dimanche 27 octobre 2013

R.I.P. Lou Reed (2 mars 1942 - 27 octobre 2013)



Il vient de quitter cette foutue planète pour entrer dans la légende à tout jamais.

 Walk on the peaceful side...

Nouveau clip: Paul McCartney - Queenie Eye


Queenie Eye, second single issu du nouvel album de l'ex-Beatle, intitulé New.

A l'instar de certaines vidéos des années 80, comme Liberian Girl de Michael Jackson, Sir Paul McCartney a réuni plusieurs célébrités pour son clip, issues du monde du cinéma, de la mode et de la musique, comme par exemple...oh et puis en fait non, pas de spoiler sur leurs identités, je vous laisse la surprise :-).

 En bonus, le making-of du clip: https://www.youtube.com/watch?v=tSAc7JNx2PA

samedi 26 octobre 2013

Compte-rendu de concert: Deep Purple + Peter Frampton (Zénith de Paris)


A l'occasion de la sortie de leur nouvel album Now What ?! sorti au printemps dernier, les DP passaient par le Zénith de Paris en ce dimanche 20 octobre 2013.

...et ils ne sont pas venus seuls ! En effet, c'est une sacrée 1ère partie qui attendait les personnes présentes: Peter Frampton, légendaire guitariste anglais du groupe Humble Pie et auteur en solo d'un des disques live de Rock les plus vendus de tous les temps (Frampton Comes Alive en 1976) a chauffé la salle parisienne.



Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il ne fallait pas arriver en retard: si on pouvait sourire à la date de début du show inscrite sur le billet (18h30), ceux qui sont arrivés à 19h30 ont beaucoup moins ri lorsqu'on leur a annoncé que, oui, Peter Frampton s'est bien pointé à 18h30 et vient de terminer sa prestation.

Tant pis pour les retardataires ! Frampton, qui bénéficiait d'un très bon son malgré son instrument un peu en retrait des autres, a joué 6-7 morceaux issus essentiellement de son répertoire '70s mais aussi une étonnante reprise instrumentale de.........Black Hole Sun de Soundgarden ! Voici un lien vers la version studio enregistrée par Frampton en 2005: http://www.youtube.com/watch?v=u2lwT98JlMk

Quant aux classiques de Frampton Comes Alive joués ce soir-là, on a eu droit à Baby I Love Your Way, Show Me The Way et Do You Feel Like I Do.

Pour ces deux dernières, Frampton a sorti sa signature sonore, à savoir l'utilisation de la talkbox, faisant littéralement"chanter" la guitare (on peut réellement lui faire dire des mots intelligibles !) avec un son similaire au vocodeur.


Petit intermède "C'est Pas Sorcier" avec la talkbox pour les Nuls :

"Alors Jamy, c'est quoi une talkbox ?

Et bien Fred, une talkbox n'est en fait rien de plus qu'un haut-parleur enfermé dans un boitier hermétique d'où le son ne peut s'échapper que par le seul orifice pratiqué dans ledit boitier, orifice auquel se trouve relié un tuyau souple de caoutchouc ou de PVC. La seconde extrémité de ce tuyau viendra alors de loger dans votre bouche, calée entre vos molaires afin d'être maintenu en place pendant les articulations que vous allez provoquer avec votre bouche, et votre bouche seule. Vos cordes vocales ne doivent émettre aucun son. Vous devez en fait "mimer" les mots que vous souhaitez faire dire à votre instrument."


 Mercy Jami.

Heu pardon, Merci Jamy ! Et Merci Frampton ! Une fois la 1ère partie terminée, c'était au tour du Pourpre Profond de monter sur scène...



A 20h tapantes, deux choses pouvaient se produire selon l'endroit où vous étiez: soit vous voyiez Claire Chazal ou Laurent Delahousse prendre l'antenne, soit vous voyiez Deep Purple monter sur scène.

Ben moi j'étais témoin du 2ème évènement. Pour la 4ème fois depuis 2006. Et trois choses m'ont principalement frappés, en dehors des morceaux eux-même:


  • La jeunesse du public: contrairement à la norme, plus les années passent, plus le public de Deep Purple se rajeunit ! Les bons parents, certes, jouent le rôle des passeurs, mais tout de même! Vive Internet, Youtube et le bouche à oreille dans les lycées pour faire circuler un peu de brume pourpre chez les jeunes générations.
  • Le son et le light-show: excellent son pour le Zénith, ça méritait d'être souligné, et un light show un plus élaboré que d'habitude, alors que ça n'a jamais vraiment été le propos de nos cinq gars, et très honnêtement on s'en est toujours tapé. Grosso-modo, un mur en fond de scène composé de rayures verticales alternant écrans vidéo et lumières.
  • La voix de Ian Gillan: toujours cette voix reconnaissable entre 1000000 et...le bougre pousse toujours ses cris de hard-rock screamer (même s'il ne chante plus Child In Time depuis 15 ans). C'est dingue quand on pense qu'il a 68 ans cette année, à croire qu'il a une fausse date de naissance sur ses papiers d'identité comme une certaine proportion de joueurs de foot de l'équipe du Nigéria.



Passons aux morceaux: à votre avis, quelle intro ? Highway Star ? Pictures Of Home ? Le Petit Bonhomme En Mousse ?
Rien de tout cela mais un excellent morceau du nouvel album nommé Après-Vous (pour ceux qui espéraient entendre Ian Gillan faire le crooner dans la langue de Molière et d'Eddy Mitchell, détrompez-vous, le titre constitue les seuls mots français du morceau).

Au total, cinq morceaux du nouvel album seront joués, s'intégrant toutes très bien au show et démontrant la qualité de la dernière galette: le morceau d'horreur Vincent Price, sonnant très Alice Cooper, la fédératrice Hell To Pay, la très Genesis (!) Above And Beyond, morceau-hommage au claviériste historique Jon Lord disparu l'an dernier (son visage s'affichait sur les écrans), et l'incroyable Uncommon Man, morceau progressif avec une longue intro à la guitare seule suivie d'une montée en puissance à la Money For Nothing de Dire Straits avant de déboucher sur un riff de clavier évoquant l'entrée des gladiateurs dans le Colisée ! Don Airey (qui a remplacé Jon Lord en 2002) nous gratifie au milieu du morceau d'un solo à la Pink Floyd.



Concernant les classiques, du lourd: Strange Kind of Woman, Hard Lovin' Man, Lazy (avec solo d'harmonica jouissivement habituel de Ian Gillan), Into The Fire (avec une rage démoniaque comme j'en ai jamais entendu chez Gillan en 4 concerts, comme s'il avait le diable ou une rediff de Secret Story en face de lui), la très rare The Mule, prétexte à un fabuleux solo de batterie d'un des plus grands batteurs de l'histoire du rock (et venu du jazz !) ,Ian Paice, la mystique Perfect Strangers, toujours un moment de bravoure, Space Truckin' (parfaite pour le headbanging!), qui est la plus dangereuse de Deep Purple si vous êtes dans la fosse, Smoke On The Water (classique des classiques), un solo New Age / Aérien de Steve Morse (présent depuis 18 ans), qui a réussi à faire un peu oublier le néanmoins intouchable Ritchie Blackmore (mais a stabilisé le groupe depuis son arrivée).

En rappel, Ian Gillan revient sur scène avec un costard brillant à la......Herbert Léonard (sûrement pour le plaisir de le porter) pour terminer le set avec Hush (1er hit du groupe) et Black Night, avec son riff repris par tout le monde comme au stade.

Voilà pour ce concert, et si vous l'avez loupé, ne vous inquiétez pas, nul doute que Deep Purple repassera par la France dès l'an prochain si l'on se base sur la tournée du dernier album, qui a duré...7 ans !